Fanny Ringot – 5 conseils pour améliorer son rapport à la nourriture

Comment améliorer son rapport à la nourriture

 

Je suis Fanny Ringot, psychologue spécialisée dans les thérapies émotionnelles, cognitives et comportementales plus communément nommées les TCC.

Je vous partage aujourd’hui mes 5 conseils pour améliorer votre rapport à la nourriture. 

 

 

  • Faire confiance à son corps et déculpabiliser

Notre corps a les capacités naturelles  de réguler son apport en calories. La sensation de faim vient indiquer un déficit en calories dans la balance énergétique et nous informe qu’il est le moment de se nourrir. Nous sommes bien trop souvent conditionnés à manger à heure fixe, ou par anticipation sans se questionner sur notre réel besoin physique de manger (exemple : j’ai peur d’avoir faim et de grignoter dans l’après-midi alors je mange davantage ; c’est l’heure de ma pause alors je mange).  

Il faut savoir que pour grossir, il faut un apport supplémentaire aux besoins d’environ 7000 à 8000 calories.

C’est donc davantage dans nos habitudes que dans des moments exceptionnels (exemple : repas du dimanche) que nous prenons du poids.

En effet, le sport et l’activité physique en eux-mêmes ne constituent que 30% des dépenses journalières.

Le métabolisme de base (exemple : fonctionnement du système nerveux, respiratoire, digestif, …) s’occupe du reste.

Alors lorsqu’il y a un excès, il est en général inutile de culpabiliser ou de chercher à le compenser, il suffit d’attendre que le corps régule l’excès : la faim se fera moindre ou plus tardive suite à un excès.

Alors faîtes confiance à votre corps ! Il est votre ami !

 

 

  • Lever les interdits, déconstruire les croyances

Nous parlions des habitudes… Les règles que nous nous fixons sur l’alimentation viennent nous éloigner de nos sensations de faim et de rassasiement (exemple : il faut manger 3 fois par jour, il ne faut pas grignoter, il ne faut pas gaspiller).

Le simple fait de catégoriser les aliments en « aliments autorisés » et « aliments interdits » risquent de vous créer des compulsions alimentaires (sentiment de perte de contrôle) ou de la frustration. Et nous avons déjà tellement d’émotions à gérer !

En vous privant, vous allez créer une sensation de « manque” inutile (nous sommes dans une société où la nourriture est en abondance). Vous allez également perdre confiance en votre capacité à contrôler naturellement votre alimentation.

Plus je me restreints, plus je pense à manger, plus je mange, plus je m’en veux et du coup plus je me restreints.

C’est un cercle vicieux sans fin/faim. Le plaisir est essentiel pour ressentir le rassasiement. Le cerveau lui aussi a besoin de se sentir « comblé » tout comme l’estomac. Alors mangez ce qui vous plait ! Dans les bonnes quantités…

 

 

  • Prendre conscience de la prise alimentaire

Pour bien gérer vos quantités, la conscience de ce que vous mangez est essentielle.

Ralentir, poser ses couverts, regarder, sentir et déguster ce qu’on mange… autant de comportements qui sont éloignés  de ceux à quoi nous sommes habitués !

Ainsi en adoptant une alimentation en conscience, vous aurez le sentiment d’être satisfait avec une quantité plus petite que d’habitude et cela sans frustration aucune.

Rappelons-le, la frustration est en partie à l’origine de l’effet « yoyo » du poids quand on essaye de maigrir.

 

 

  • Comprendre les automatismes

Si nous n’avions qu’à gérer la faim, tout serait très simple !

Mais notre cerveau lui peut fausser les choses, et nous donner ce qu’on appelle des envies de manger.

Sans faim ressentie au niveau de l’estomac, nous nous mettons à penser à manger et allons ouvrir le placard ou le frigo.

Il est souvent utile de se questionner à ce moment-là : « qu’est-ce que je ressens ? », « de quoi ai-je besoin ? »

Le cerveau est un « accro » du plaisir, surtout le plaisir qui demande peu d’effort, d’où l’attrait vers la nourriture. Trouvez d’autres façons de vous satisfaire, de vous détendre, de vous récompenser et de vous réconforter…

Découvrez et répondez au vrai besoin qui se cache derrière l’envie de manger.

Questionnez-vous sur votre humeur du moment : « suis-je forme ? », « ai-je assez de moments épanouissants ? », « suis-je sous tension ? ».

La nourriture est souvent utilisée pour réguler les émotions.

Parfois, une aide psychologique peut être utile pour mieux appréhender vos émotions et votre rapport à la nourriture.

 

 

  • S’accepter

Une dernière chose importante et qui est fortement liée avec le rapport à la nourriture, c’est le rapport que nous entretenons avec notre corps et notre poids.

Nous sommes facilement préoccupés par notre apparence d’autant plus lorsque nous sommes sensibles aux médias (exemple : TV, réseaux sociaux, magazines…) et lorsque nous avons cette impression que le bonheur et l’amour ne sont réservés qu’aux standards de beauté.

C’est souvent à partir d’une mauvaise image de soi et de son corps que commence la lutte contre la nourriture.

Chaque corps est unique. Notre corps est le résultat d’une histoire avec des hauts et des bas. Le risque de poursuivre un idéal de minceur est de se confronter à l’effet yoyo des régimes et de perdre confiance en soi.

Apprendre à aimer et prodiguer du soin et de l’attention à son corps, c’est se réconcilier avec la nourriture, avec le poids et avec soi.

 

 

Vous souhaitez mieux connaître l’auteur de cet article ?

C’est moi, Fanny RINGOT, psychologue spécialisée dans les thérapies émotionnelles, cognitives et comportementales plus communément nommées les TCC.

J’exerce la plupart du temps dans un service de prise en charge de l’obésité. J’anime  des ateliers et suivi individuel  de personnes en situation d’obésité ou bien opérées d’une  chirurgie bariatrique.

En parallèle de cela, j’exerce le vendredi  au sein du Centre Libéal pour des problématiques plus variées (gestion des émotions, problèmes relationnels, confiance en soi…).

Je m’intéresse à côté de cela à la méditation de pleine conscience, aux thérapies intégratives etc.

N’hésitez pas à me contacter par mail à l’adresse suivante : ringot.psychologue@gmail.com

Je suis une personne à l’écoute, accessible et bienveillante.  Je base ma vision de la thérapie comme un échange actif et égalitaire où chacun apporte ses connaissances et compétences. Nous avançons ensemble vers votre mieux-être, à votre rythme.